SEMAE présent au Salon de l’Herbe et des Fourrages 2022

La plus grande vitrine végétale de France, avec plus de 400 micro-parcelles réparties sur plus de 2 ha, ouvre ses portes début juin en plein milieu du bassin allaitant, à Villefranche d’Allier, après deux années d’absence. SEMAE y sera présent, ainsi que la plupart des semenciers.

Le Salon de l’Herbe a été créé par Frédéric Bondoux en 1999 sur la base de deux constats : les prairies représentent la première surface agricole en France et « l’herbe, ça se cultive et on peut le prouver avec un salon aux champs ». « Même si à l’époque, en Saône-et-Loire, la culture de la prairie se limitait à faire pâturer et à faire les foins, rappelle M. Bondoux. Il n’y avait guère que dans les bassins laitiers de l’Ouest et autour de Nancy que l’on voyait une vraie conduite de l’herbe ».

Si aujourd’hui, après une vingtaine d’éditions du salon, la culture de l’herbe s’est développée dans tous les bassins de ruminants, la date du salon, elle, n’a pas changé : début juin. « L’herbe ça reste très visuel, et début juin est la meilleure période pour l’observer et pour faire des démonstrations de matériels en conditions réelles aux champs, précise Frédéric Bondoux. Le salon 2022 se tient sur 40 ha et toutes les parcelles et micro-parcelles de démonstration ont été semées en 2021 et pilotées depuis en prévision du Salon 2022.

Dès le début, ce salon a été imaginé comme un lieu d’échanges et de transmissions des connaissances et des savoir-faire autour de l’herbe et des fourrages. D’où l’accueil de plusieurs instituts techniques, interprofessions et organismes consulaires. « Le salon leur met à disposition la surface nécessaire à la diffusion et à la démonstration des dernières connaissances techniques. Et le visitorat ne s’y est pas trompé : si au début il était constitué essentiellement d’éleveurs, les ETA ont commencé à l’investir pour en faire un lieu incontournable pour se former sur les fourragères ». En fait, Frédéric Bondoux (qui vient de la presse NDLR) a fait de son salon un magazine à ciel ouvert, avec ses « rubriques magazine » : les stands de diffusion des connaissances, et des « pages de pubs » : les stands des différents partenaires commerciaux. « Pages de pub » d’une efficacité redoutable s’il en est puisque le Salon de l’Herbe et des Fourrages est aussi devenu le lieu incontournable où la distribution agricole vient faire le plein de nouvelles variétés fourragères à proposer à son catalogue.

Sur le stand SEMAE

Les experts fourragères de SEMAE seront présents au sein de l’espace conseil pour informer, renseigner et faire connaître la diversité des espèces et variétés fourragères, en se basant sur une vitrine végétale et sur une série d’outils pédagogiques. Une vitrine végétale qui sera l’occasion de découvrir une série de panneaux illustrant le filière semences fourragères. Parmi nos outils, vous trouverez sur notre stand nos trois réglettes fourragères :

  • Fourragères : bien choisir ses espèces et ses mélanges pour la prairie
  • Cultures dérobées fourragères : une source possible de fourrage supplémentaire non négligeable
  • Cultures intermédiaires de service : la boîte à outils de la transition agroécologique

Elles sont de véritables outils d’aide à la décision en fonction de votre besoin fourrager et de votre contexte pédoclimatique local. Editées dans un format optimisé, elles tiennent dans votre poche pour vous accompagner au champ.

Cap Protéines organise le « Village de l’Autonomie Protéique »

Pour l’édition 2022, c’est le « Village de l’autonomie protéique et fourragère », organisé par Cap Protéines, qui constitue le pôle expert. Cap Protéines est le programme de recherche, développement, innovation et transfert du Plan Protéines lancé par les pouvoirs publics dans le cadre du Plan France Relance. Piloté par Terres Inovia et l’Institut de l’Élevage, il mobilise plus de 200 partenaires techniques, 100 000 producteurs d’oléoprotéagineux et plus de 100 000 éleveurs de ruminants en 2021 et 2022. La partie élevage de Cap Protéines comporte plus de 80 essais agronomiques et zootechniques, le suivi de 330 fermes pilotes et la création d’une vingtaine de plateformes de démonstration dans les lycées agricoles. « Avec Cap Protéines, on montre qu’il existe une diversité de solutions pour améliorer l’autonomie protéique des élevages. Il n’y a pas de recette unique, mais nous savons aujourd’hui que cela est faisable quelque soit le bassin et le type d’élevage. Pour chaque exploitation, il y a des solutions : faire davantage de luzerne, travailler les méteils, faire pâturer des prairies multi-espèces, faire de l’affouragement en vert … » explique Damien Hardy, responsable communication du volet élevage de Cap Protéines.

Ce pôle technique est animé par les ingénieurs et techniciens des partenaires de Cap Protéines : Arvalis – Institut du végétal, Idele – Institut de l’Élevage, Terres Inovia, SEMAE, le réseau des chambres d’agriculture départementales locales, le BTPL… « Le village de l’autonomie protéique et fourragère est l’occasion de suivre le parcours de valorisation des fourrages du champ jusqu’à la gueule de l’anima et de transmettre aux visiteurs les résultats des dernières expérimentations et des pratiques opérationnelles testées et validées », précise Anthony Uijttewaal, responsable du pôle Fourrages chez Arvalis.

6 ateliers techniques (Espèces/Couverts – Semis/Sursemis – Fertilisation – Récolte – Pâturage/outils de gestion des prairies – Valorisation des fourrages conservés) et 25 conférences de 30 minutes sont au programme des deux jours. Parmi les conférences, « Réussir l’implantation des prairies dans un contexte d’aléas climatiques » le jeudi 2 juin de 14h45 à 15h30 par Stéphane David, formateur et expert fourragère chez SEMAE.

vue du salon de l’Herbestand cap protéines

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