GAEC Grandjean, en zone AOC Comté 95 % d'autonomie : pari tenu !

Le GAEC Grandjean est une exploitation familiale avec 85 ha de SAU et un cheptel de 40 laitières montbéliardes et 40 génisses avec une référence de 315 000 l de lait en AOC Comté. 45 ha sont des prairies dont 2/3 de temporaires.
M. Grandjean fait partie des tous premiers agriculteurs entrés dans le projet qui a amené à la création de DESIA25. 

A la recherche de l’autonomie

« Vu le cours des tourteaux, cela fait une dizaine d’année que je cherche l’autonomie en protéines. Cette autonomie, j’y suis arrivé grâce à DESIA25 et grâce au fait que je fasse 10 ha de lupin et de féverole. Cette année, je ne vais acheter que cinq tonnes de tourteaux pour arriver jusqu’à la fin de la saison », explique Denis Grandjean. Car il faut dire que ses terres ont un pH très peu propice pour faire de grandes parcelles de luzerne.
Dans son exploitation, M. Grandjean implante ses prairies avec un mélange adapté aux conditions pédo-climatiques à base de trèfle blanc, fétuque élevée, RGA et lotier corniculé. « On a essayé des prairies en pur, il y avait du rendement mais ça ne séchait pas du tout. Les mélanges multi-espèces sont mieux adaptés et on fait un foin de meilleure qualité » rajoute M. Grandjean.

« Je suis allé chercher la protéine avec DESIA25 »

Pour cette première année d’exploitation, M. Grandjean a décidé de consacrer 2 ha de luzerne et 3 ha d’une prairie artificielle semée avec un mélange de Trèfle Blanc, RGA, Fléole, Fétuque élevée et un peu de lotier corniculé. « Pour la déshydratation, je suis allé chercher la protéine. Avec du foin séché en grange, l’énergie, je l’ai », nous explique Denis Grandjean. Par contre ce mélange n’est pas spécifiquement destiné la déshydratation, donc la première coupe a été fauchée pour faire du foin et c’est la deuxième coupe, effectuée six semaines plus tard, qui a été envoyée à la déshydratation. La luzerne a été faite de la même façon.

95 % d’autonomie et des effets bénéfiques

2013 est la première année où les montbéliardes sont complémentées uniquement avec les bouchons déshydratés produits par DESIA25. « Avant, mes vaches je leur donnais plus de céréales, comme de l’orge et du blé et j’achetais des compléments et des tourteaux de soja ». « Avec DESIA25, j’ai fait 30 t de maïs déshydraté plante entière et 20 t d’herbe avec mes 5 ha. Je suis quand même à 90 / 95 % d’autonomie maintenant » raconte M. Grandjean. Il a également remarqué un changement sur ses bêtes cet hiver, qui devra être confirmé lors des prochaines campagnes « Cette année c’est flagrant. L’hiver, mes vaches se bloquaient avec des rations un peu trop sèches et des concentrés. D’un seul coup, mes bêtes n’avaient plus de lait, elles ne mangeaient plus. Cette année ça va mieux, et en plus cet hiver c’était un peu le même lait qu’on trait l’été, car l’aliment qu’on leur donne est similaire à ce qu’elles ont l’été. »

Interview de M. Bastard

L’entreprise de M.Bastard fournit au GAEC Grandjean des semences depuis de nombreuses années. Ensemble, ils ont mis en place une plateforme d’essais pour répondre aux besoins de Denis Grandjean. Actuellement, ce sont des mélanges prairies pour la déshydratation qui sont testés. Ils sont à base de Trèfle violet diploïde et tétraploïde, de RGI non-alternatif diploïde et tétraploïde et de RGI hybride tétraploïde, car à côté du GAEC, les terres sont plus favorables au trèfle violet qu’à la luzerne.

M. Bastard a noté ces dernières années une évolution de la perception qu’ont les agriculteurs des prairies : « aujourd’hui, les agriculteurs se rendent compte qu’ils doivent refaire des prairies surtout grâce à la qualité du fourrage. Il y a eu beaucoup de progrès faits sur les fourragères, et les agriculteurs se disent qu’ils peuvent faire leur ration de base et des économies avec du bon fourrage. Derrière c’est moins d’aliments, plus de qualité. Question dose de semis, il y a toujours un problème économique. Alors ils travaillent surtout avec des mélanges pour aller chercher la protéine et faire des économies d’intrants ».

M. Grandjean devant ses prairies
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